Le bouddha Amitâbha, "La Lumière infinie", se trouve à l'Ouest du mandala des cinq dhyâni-bouddhas, ou bouddhas de méditation, les quatre autres étant Vairocana, Akshobhya, Ratnasambhava et Amoghasiddhi. On représente Amitâbha de couleur rouge et formant une famille, ou buddhakula, la famille du lotus, la famille padma, composée par sa parèdre Pandaravasini, par les deux bodhisattvas masculins Avalokiteshvara, qui porte d'ailleurs souvent une effigie de lui dans sa chevelure, et Manjushrî, et par les deux bodhisattvas féminins Gita et Aloka. Amitâbha est fréquemment représenté assis sur un lotus, et ceux qui renaissent, après avoir invoqué son nom toute leur vie, dans son paradis, le Paradis de la Terre Pure, le Paradis de l'Ouest, la terre Sukhâvatî, apparaissent dans une fleur de lotus. Cette renaissance dans la Terre Pure d'Amitâbha serait conforme aux voeux qu'aurait prononcés ce bouddha et qui sont énumérés dans l'un des trois sûtras sur lesquels s'appuient les adeptes de cette croyance. Le nom chinois d'Amitâbha est A-mi-t'ouo-fo et il est appelé Amida au Japon.
Anâtman, par opposition à la notion d'âtman, est le non-soi, la non existence d'une âme, d'une entité fixe, stable et éternelle à l'intérieur du corps et qui resterait la même au cours des différentes renaissances jusqu'au moment de son entrée dans la béatitude nirvânique. Anâtman désigne la non-substantialité, l'impersonnalité de toutes choses, et est l'une des trois caractéristiques de l'existence samsârique, les deux autres étant anitya (l'impermanence) et dukkha (la souffrance).
Avalokiteshvara, ou Âryâvalokiteshvara, dont le nom signifie littéralement "le Seigneur qui regarde en bas en direction de la misère du monde", est le bodhisattva de la Grande Compassion. C'est également un bodhisattva transcendantal, c'est-à-dire un bodhisattva qui, au lieu d'être un simple mortel, est un être éveillé ayant déjà atteint la bouddhéité et par conséquent le nirvâna tout en demeurant dans le monde. Cette transcendance donne à Avalokiteshvara la possibilité d'emprunter les formes les plus diverses pour venir au secours de tous les êtres plongés dans le samsâra. Et c'est ainsi que sous le nom d'Hayagrîva, ou de Batô Kannon, il apparaît avec une tête de cheval sur un corps humain, ou bien sous une forme humaine avec une ou deux têtes de cheval au-dessus de sa coiffure, pour venir en aide au monde des animaux, de même que sa représentation aux mille bras et aux mille yeux (Sahasrabhûja Sahasranetra) peut très bien figurer le secours qu'il apporte spécialement aux êtres des enfers et de même que l'on peut voir dans sa représentation aux onze têtes (Ekâdashamukha) la compassion qu'il exprime alors pour le monde des asuras. Avalokiteshvara fut d'abord représenté en Inde sous le nom d'Avalokita, avant de gagner toute l'Asie. Il prit par la suite le nom de Lokeshvara au Vietnam et au Cambodge, ce qui veut dire "Seigneur du monde", ceux de Padmapâni ou Simhanâda dans son pays d'origine, celui de Chenresi au Tibet, et emprunta de nombreux autres noms en Chine et au Japon où il est tout spécialement vénéré sous de multiples formes. Avalokiteshvara peut effectivement apparaître en Chine et au Japon sous neuf formes principales qui correspondent à Âryâvalokiteshvara, à Ekâdashamukha, à Sahasrabhûja Sahasranetra, à Chintâmanichakra, à Hayagrîva, à Chundî, à Amoghapâshâvalokiteshvara, ou Amoghavajra, ou encore Fukûkensaku Kannon, à Bhrikutî, ou Bikuchi Kannon Bosatsu, et à Avalokiteshvara sous sa forme féminine de donneuse d'enfants, c'est-à-dire sous la forme appelée Guanyin en Chine et Kannon au Japon. Enfin, Avalokiteshvara est l'un des deux bodhisattvas masculins de la famille du lotus, la famille padma, celle du dhyâni-bouddha Amitâbha.
La bodhichitta est l'étincelle d'éveil, ou l'esprit d'éveil, qui est capable de vaincre tout ce qu'il y a de plus mauvais en nous, qui peut se produire au moment où nous nous y attendons le moins et qui seule est susceptible de nous conduire finalement vers la bouddhéité quelles que soient les choses que nous avons pu faire dans le passé. Bodhichitta agit directement sur notre nature de bouddha, ou buddhatâ, qui sommeille au plus profond de chaque être, qui est notre esprit originel enfin débarrassé de toutes les impuretés n'existant en fait qu'en surface, et qui désire atteindre la bouddhéité pour le bien de tous les êtres.
Un bodhisattva est un être éveillé qui a toute la potentialité pour devenir un bouddha à part entière, mais qui diffère son entrée dans le nirvâna tant qu'il n'aura pas sauvé tous les êtres. Il choisit donc de renaître, de se réincarner pour venir au secours de tous les êtres plongés dans l'océan samsârique. Voici pour ce qui est de la définition générale. Mais, en réalité, le concept de bodhisattva a évolué au cours de l'histoire du bouddhisme. Dans le bouddhisme primitif, ce concept est étroitement lié aux multiples vies antérieures que Siddharta Gautama, notre Bouddha historique, passa en tant que bodhisattva et dont les récits sont consignés dans les Jâtaka qui forment une partie du Khuddaka-nikâya. Le bouddhisme primitif, dont le Theravâda, ou "Doctrine des anciens", est la seule des nombreuses écoles de base à avoir subsisté jusqu'à nos jours, n'accepte justement l'existence de ce concept que dans la mesure où celui-ci se réfère directement aux différentes vies antérieures du Bouddha, ou bien lorsque l'on évoque plus précisément Maitreya qui est le prochain bouddha à naître. Le Theravâda restreint ainsi considérablement la potentialité que tout être aurait d'accéder à la bouddhéité. Tout bodhisattva étant appelé à devenir un jour un bouddha à part entière, le fait de réduire cette notion à l'existence d'un seul et unique bouddha par ère, comme l'enseigne le Theravâda, reviendrait, en effet, non seulement à limiter excessivement le nombre des êtres qui seraient susceptibles d'être touchés par le message bouddhique, mais aussi à s'opposer à la conception suivant laquelle l'Illumination pourrait s'obtenir subitement ici et maintenant sans tenir compte de circonstances particulières liées à une époque, à un contexte religieux ou à un lieu bien définis.
Le bodhisattva Kshitigarbha est très populaire, car il sauve des tourments des enfers, aide les enfants morts et protège les voyageurs. On représente Kshitigarbha sous l'apparence d'un moine tenant dans une main un bâton de pèlerin, ou khakkhara, et dans l'autre main un chintâmani, c'est-à-dire la perle qui exauce tous les voeux. Son nom chinois est Dizang et il est appelé Jizô Bosatsu au Japon.
Le mahâyâna, ou grand véhicule, prêchant l'universalité du message bouddhique et l'accès au nirvâna pour tous les êtres, s'est constitué, sous l'impulsion des écoles Mahâsanghika et Sarvâstivâda, entre le premier siècle avant notre ère et le premier siècle après la naissance du Christ en réaction contre un certain élitisme et une certaine forme de dogmatisme existant au sein du bouddhisme primitif qu'il a appelé de façon péjorative hînayâna, ou petit véhicule. Par la suite, le mahâyâna se divisera en de nombreuses écoles qui se répandront hors du territoire indien pour gagner le Tibet (sous le règne du roi Srong-btsan-sgam-po mort en 650), la Chine (premier siècle de notre ère), la Corée (dès la fin du IVe siècle) et le Japon (à partir de 785 sous le règne de l'empereur Yomei).
Le nirvâna est l'extinction volontaire (pratisamkhyânirodha) des causes qui font renaître, donc la cessation de la souffrance. Mais, par ce terme de nirvâna, il ne faudrait pas pour autant entendre un paradis quelconque, car il s'agit en fait d'un état de perfection que notre entendement est incapable de concevoir, puisque nous vivons dans le samsâra qui incarne l'imperfection sous toutes ses formes. Nous ne pouvons donc qu'avoir une idée imparfaite, imprécise de ce qu'est réellement la béatitude nirvânique. Il ne nous est seulement possible que de décrire les moyens pour arriver au nirvâna ainsi que les qualités d'un tel état, comme le fit Nâgasena dans le Milindapanha. Mais, il existe différents états nirvâniques. On peut en effet distinguer l'extinction active, non figée dans le nirvâna, ou apratishthita-nirvâna, du nirvâna complet, sans possibilité de retour dans le samsâra, ou pratishthita-nirvâna. Il est d'autre part nécessaire d'effectuer la distinction entre le nirvâna, tel que Siddharta Gautama l'a connu de son vivant sous l'arbre de la Bodhi, ou nirvâna avec effets résiduels (sopadhisesa-nirvâna), du parinirvâna, ou nirvâna sans effets résiduels (nirupadhisesa-nirvâna), qui est l'extinction totale que l'on n'expérimente, toujours à l'instar de Siddharta Gautama, qu'au moment de la mort.
Le samsâra est le cycle incessant des naissances et des morts dans lequel nous tournons inlassablement jusqu'au moment où nous aurons la chance d'atteindre enfin le nirvâna. Le samsâra regroupe six mondes de renaissance possibles qui sont le monde des humains (manussaloka), le monde des animaux (tiracchânayoni), le monde des revenants faméliques (preta), le monde des enfers (naraka), le monde des demi-dieux (asura) et le monde des dieux (deva).
Sukhâvatî, qui se traduit par "la Bienheureuse", est la Terre Pure, le Paradis de l'Ouest du bouddha Amitâbha.